Fabrication de la corde-tille.
Dès le mois de mai, le travail de la tille reprenait de la vigueur. Au lever du jour, les bûcherons partaient en forêt de Coye et revenaient au coucher du soleil. Ils emportaient leur grosse gamelle, déjeunaient en forêt. Les hommes commençaient par abattre les petits tilleuls après l'enlèvement des autres arbres. On appelait "rocher" ce bouquet de tilles.
Le cordier prenait le meilleur de l'écorce après avoir coupé une partie du pied, qu'on appelait : calcotte. Les écorces vieilles et dures étaient réservées pour faire de la corde pendant l'hiver. Les écorces souples et plus tendres étaient utilisées pour la confection des liens. Après l'ébranchage de la perche de tilleul, le cordier incisait le pied avec un couteau dit "à lien".