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Que voir à Coye-la-Forêt ?

Que voir à Coye-la-Forêt ?


Coye-la-Forêt, en Picardie, se situe dans un écrin de verdure au coeur de la forêt de Chantilly, à 8 km au Sud de cette ville dans la partie méridionale du département de l'Oise.

Cette petite agglomération de près de 4 000 habitants (les Coyens) présente aujourd'hui encore bien des aspects liés à ses origines rurales. Le centre du bourg se compose de rues anciennes bordées de maisons de pays à l'architecture caractéristique de la région picarde.

A proximité de la Place de la Mairie et de l'église se trouvent un vieux lavoir récemment rénové et un petit pont de pierre construit au milieu du 19ème siècle pour franchir la Thève, rivière aux eaux claires qui arrive des Etangs de Commelle situés à un kilomètre environ en amont du village. Aux abords de ces étangs, lieu de promenade privilégié puisqu'un sentier piétonnier ombragé en fait le tour (cinq kilomètres), s'élève le Château de la Reine Blanche, ancien relais de chasse.

La proximité de Paris, distante de 35 km, et l'extension de la Région Ile de France, notamment à partir de Roissy, sont deux facteurs qui ont profondément modifié le paysage et la sociologie de Coye-la-Forêt depuis une trentaine d'années. Recherchée pour son cadre de verdure exceptionnel, la beauté de son site et les commodités de transport qui permettent de rejoindre très rapidement la capitale, cette petite ville a su accueillir de nombreuses familles désireures de vivre dans un environnement très privilégié et a su les intégrer dans une vie associative dynamique.

  • Un Brin d'Histoire
  • Anciens Métiers liés à la Forêt
  • Les anciens commerces à Coye
  • Le POUDINGUE de COYE
  • L'étang du Chardonneret
  • Un brin mystérieux !
  • La Forêt de Coye
  • Les Moulins
  • L'église
  • Le Pont sur la Thève et le vieux lavoir
  • Proches environs : que voir ?
  • Au coeur du Parc Naturel Régional Oise - Pays de France



  • Un Brin d'Histoire


    Il était une fois... Coye-la-Forêt

    Il y a 45 millions d'années, le site de Coye-la-Forêt était baigné par la mer Thanétienne. Il nous en reste le poudingue de Coye, mélange de sable et de galets de silex solidifiés par l'eau.

    D'après les trouvailles archéologiques, il est probable que notre environnement fut occupé par l'homme dès le néolithique. Il y a environ 5 000 ans mais nous n'avons de trace écrite de Coye que depuis 797.

    Il s'agit de la donation de propriétés appartenant au comte Theudaldix, vassal de Charlemagne, à l'abbaye de Saint-Denis.

    Il faut attendre 1138 pour trouver un second document relatif à l'attribution de revenus de l'église de Coye, au prieuré de Saint Nicolas d'Acy.

    Du VIIIème au XIIème siècle, Coye est une dépendance du château Royal de Lamorlaye, puis des Bouteiller de Senlis. La seigneurie est très modeste; le sol pauvre comporte autant de landes, de bruyères et de fougères que d'arbres maigrichons trop souvent coupés et peu de terres cultivables.

    Après la mort de Toussaint Rose, marquis de Coye, Henri-Jules de Bourbon, seigneur de Chantilly, acquiert la seigneurie de Coye en 1701. Pour occuper la population Coyenne, particulièrement pauvre et éviter qu'elle ne passe son temps à braconner dans ses forêts, le duc de Bourbon fait installer des entreprises industrielles dans le château; impression d'étoffe, puis fabrique de cartes et filature de coton qui comptera jusqu'à 200 ouvriers au début du XIXème siècle.

    Le XIXème siècle sera le siècle d'or des industries Coyennes : après la filature de coton se construira une usine d'impression sur étoffe (jusqu'à 300 ouvriers). La création des margotins occupera à partir de 1850 une centaine d'ouvriers de même que la fabrication des liens et cordes en tilles.

    Une usine de fabrication d'objets en acier poli, qui cessera son activité en 1914, mettra fin à l'activité industrielle de Coye.

    La population Coyenne augmentera régulièrement jusqu'en 1914 (1 580 hbts). Après une légère baisse en 1946 ( 1 513 hbts), elle doublera en 30 ans (3 048 hbts en 1975).

    Le nom de COYE est unique en France

    On note successivement les appelations suivantes :

    Caugia (799), Coie (1138), Couaye (1548), Coye (1667), Coye-la-Forêt (1929)



    La Forêt de Coye

    Qui contacterAssociation la Sylve

    La forêt de Coye est partie prenante de la forêt de Chantilly (6 310 ha). On appelle communément "forêt de Coye" le massif qui englobe, au sud des étangs de Commelle, ausi bien les bois d'Orry à l'est que les bois de Luzarches et de Chaumontel au sud et ceux de Bonnet à l'ouest.

    D'ailleurs, dès l'origine, la forêt de Coye constituait un ensemble de la forêt de Chantilly. On remarque plusieurs essences d'arbres : chêne, hêtre, résineux et tilleul.

    Pour les passionés de randonnées pédestres, il existe un sentier, appelé "sentier botanique de Champoleux".

    C'est aussi une magnifique forêt pour la pratique du tourisme équestre et de la promenade à cheval.



    Anciens Métiers liés à la Forêt

    Qui contacter44, Grande Rue
    60580 COYE LA FORET

    Le Margoteur

    Selon Charles Brehamet (Instituteur à Coye de 1887 à 1922), l'industrie du margotin fut introduite dans la Commune vers 1850.

    Définition du margotin

    Le margotin est un petit fagot de 30 cm de long pour un diamètre de 12 à 15 cm environ. La partie centrale constituée de munu bois, était entourée d'un parement : rangée de branches plus courtes de2 à 4 cm de diamètre, coupées en biseau à chaque extrémité. On appelait " houpe " la partie du margotin qui dépassait du parement. Le tout était maintenu fermement par la mécanique (machine du "margotteur") pendait qu'on l'entourait d'un lien.

    Son histoire

    C'est de l'île de Margot que vient le nom des petits fagots des fagots de bois d'allumage dont la fabrication était une spécialité de Clamecy (Nièvre). Cette industrie fut introduite à Coye-la-Forêt vers 1850, et occupait au début du 20ème siècle une soixantaine de personnes.

    Le margotin s'utilisait comme allume feux des cheminées. En 1940, le diamètre du margotin passait de 15 à 30 cm environ. Paris consomma beaucoup de ces petits fagots de bois, notamment durant la seconde guerre mondiale. Cette activité cessa définitivement vers 1969 à Coye-la-Forêt en même temps que se développait d'autres sources d'énergie (gaz, électricité).

    Le margotin aujourd'hui !

    C'est une spécialité gastronomique de Coye-la-Forêt qui a pris la forme d'un bonbon composé d'une coque de chocolat fin moulée puis fourrée d'un pailleté de noisette qui, par son goût et sa texture, rappelle que le petit fagot était fabriqué avec des branches de noisetier.

    Parmi plus de 100 spécialités présentées au concours INTERSUC 2002, le "Margotin" a été déclaré, le 24 avril 2002, le vainqueur du tour de France des spécialités comme "meilleure spécialité de chocolat de France".

    Le Cordier

    Fabrication de la corde-tille.

    Dès le mois de mai, le travail de la tille reprenait de la vigueur. Au lever du jour, les bûcherons partaient en forêt de Coye et revenaient au coucher du soleil. Ils emportaient leur grosse gamelle, déjeunaient en forêt. Les hommes commençaient par abattre les petits tilleuls après l'enlèvement des autres arbres. On appelait "rocher" ce bouquet de tilles.

    Le cordier prenait le meilleur de l'écorce après avoir coupé une partie du pied, qu'on appelait : calcotte. Les écorces vieilles et dures étaient réservées pour faire de la corde pendant l'hiver. Les écorces souples et plus tendres étaient utilisées pour la confection des liens. Après l'ébranchage de la perche de tilleul, le cordier incisait le pied avec un couteau dit "à lien".



    Les Moulins


    Les moulins à eau de Coye

    Certainement lassé de ne devoir sans cesse compter que sur ses propres forces, l'homme a un jour décidé de puiser l'énergie dont il avait besoin pour ses activités dans les éléments qui l'entouraient. C'est ainsi qu'il découvrit que les cours d'eau pouvaient offrir une source d'énergie quasi illimitée à condition de savoir l'utiliser. Ce fut l'invention du moulin à eau.

    Notre commune a compté pas moins de trois moulins à eau sur son territoire, disposés le long de la Thève.

    Le moulin des bois

    A l'entrée de Coye sur la RD 118 venant de Lamorlaye.

    Le moulin du château de Coye

    Entrons dans Coye en longeant la Thève par la rue de Luzarches. Nous arrivons au lieu dit "Pont de la rivière du bas" ou pont de la Thève. Endroit charmant, qui résonne encore des hennissements des chevaux venant boire à l'abreuvoir, du bruit de leurs sabots sur les pavés et du martèlement des battoirs des laveuses.

    Trois lavoirs existaient autrefois à cet endroit, l'un couvert sur la rive droite (toujours existant), les deux autres en plein air sur les rives droites et gauche, à l'aplomb d'un vieux mur possédant une ouverture semi-circulaire sur la Thève d'où s'écoule l'eau de la rivière après être passée, suivant les époques, dans les aubes d'une roue hydraulique ou plus récemment dans celles d'une petite turbine installée dans le domaine du château de Coye.

    Le moulin de la loge de Viarmes

    En prenant la route des étangs, nous arrivons à l'étang de la Loge de Viarmes et au moulin du même nom actuellement appelé Château de la Reine Blanche.



    Les anciens commerces à Coye



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    Coye-la-Forêt pouvait s'enorgueillir d'une multitude de petits commerces, tels :

    . l'hôtel des étangs où l'on pouvait également s'approvisionner en essence
    . plusieurs épiceries et buvettes
    . une cordonnerie qui faisait également office de maréchal-ferrant
    . un serrurier, un petit bazar, une menuiserie...

    Comme la plupart des communes de la même dimension, l'évolution des modes de vie ont abouti de nos jours à une raréfaction de ces commerces locaux.



    L'église


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    Son origine remonte au 12ème siècle. Elle fut reconstruite en 1875 en style gothique sur les plans de l'abbaye de Royaumont. Seul, le bas du clocher est du 16ème siècle. L'étage supérieur et le clocher sont de 1875.



    Le POUDINGUE de COYE


    Des blocs subsitent rue d'Hérivaux, avant l'arrivée au stade, sur la droite. Lorsque la mer Thanétienne s'est retirée, il y a quelques 60 millions d'année, le sable s'est transformé en grès, en prenant dans sa masse des galets de silex, pour former des blocs de POUDINGUE. Il s'agit d'une curiosité archéologique unique dans la région parisienne, d'après les géologues.



    Le Pont sur la Thève et le vieux lavoir



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    A ses abords se dressait, au siècle dernier, une fabrique employant jusqu'à 200 ouvriers au plus fort de son activité.

    On y fabriqua à l'origine des cartes à jouer, puis elle fut transformée en filature de soie avant de devenir une usine d'acier poli.

    Plus rien n'en subsiste aujourd'hui.



    L'étang du Chardonneret


    Egalement appelé étang du Chardonnet dans les documents anciens.

    On y trouve également un vieux lavoir datant de 1841. Dans le parc du château, lorsque la Thève arrive dans l'étang, on peut voir le joli pont PINEL (1859) du nom du constructeur de l'ancien viaduc.



    Proches environs : que voir ?


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    En remontant vers les Etangs de Comelle, on trouve le pont Mandrou sur la Thève (fin du 18ème siècle), ainsi que le nouveau viaduc du chemin de fer bâti de 1980 à 1984 en remplacement de l'ancien viaduc qui avait été construit par l'ingénieur PINEL entre les années 1856 et 1859. L'ancien viaduc fut détruit le 12 décembre 1985.

    Au bord de l'étang de la Loge (Etangs de Comelle) s'élève le château de la Reine Blanche, ancienne loge de bûcherons transformé en moulin à eau en 1765.

    En 1826, le moulin est supprimé, la loge réparée, et on lui donne le cachet d'un château du Moyen-Age, avec portes et fenêtres ogivales, tours crénelées. Les trois chevaliers qui décorent la façade ont été ajoutés en 1846 par le duc d'Aumale, dernier fils de Louis Philippe et propriétaire du domaine de Chantilly dont il fit don à l'Institut de France à sa mort.



    Un brin mystérieux !


    En partant de Coye-la-Forêt (carte IGN 404), il est possible d'atteindre à pieds en 20 minutes, par le poteau des Ecouteurs et la route de la Charmée, un ensemble de pierres levées dont l'une, d'après l'abbé LEULLIER, curé de Coye en 1900, aurait servi de télégraphe optique à l'époque préhistorique.



    Au coeur du Parc Naturel Régional Oise - Pays de France


    Le PNR Oise - Pays de France rassemble 59 communes (44 de l'Oise et 15 du Val d'Oise) et compte environ 110 000 habitants pour un territoire de l'ordre de 60 000 hectares (dont 20 000 ha de forêts et 40 000 ha d'espaces agricoles).

    Pour mener à bien sa politique, le PNR s'appuie sur une charte élaborée par les élus locaux et les acteurs du territoire. Elle définit pour 10 ans les objectifs que se donnent les partenaires en terme de prévention de l'environnement, de maîtrise de l'urbanisation, de développement économique, de mise en valeur du patrimoine, de sensibilisation du public et de l'environnement.

    Contrairement à beaucoup d'autres régions concernées par un PNR parce qu'elles sont en voie de désertification, les menaces ici restent dues à de très forets pressions urbaines en raison de la proximité de Paris et du pôle de Roissy.


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