Les anciens métiers

Les anciens métiers

Coye-la-Forêt, en Picardie, se situe dans un écrin de verdure au cœur de la forêt de Chantilly, à 8 km au Sud de cette ville dans la partie méridionale du département de l'Oise.

Anciens métiers liés à la Forêt

Selon Charles Brehamet (Instituteur à Coye de 1887 à 1922), l'industrie du margotin fut introduite dans la Commune vers 1850.

Définition du margotin
Le margotin est un petit fagot de 30 cm de long pour un diamètre de 12 à 15 cm environ. La partie centrale constituée de menu bois, était entourée d'un parement : rangée de branches plus courtes de 2 à 4 cm de diamètre, coupées en biseau à chaque extrémité. Le tout était maintenu fermement par la mécanique (machine du "margoteur") pendant qu'on l'entourait d'un lien.

Son histoire
C'est de l'île de Margot que vient le nom des petits fagots des fagots de bois d'allumage dont la fabrication était une spécialité de Clamecy (Nièvre). Cette industrie fut introduite à Coye-la-Forêt vers 1850, et occupait au début du 20ème siècle une soixantaine de personnes.

Le margotin s'utilisait comme allume feux des cheminées. En 1940, le diamètre du margotin passait de 15 à 30 cm environ. Paris consomma beaucoup de ces petits fagots de bois, notamment durant la seconde guerre mondiale. Cette activité cessa définitivement vers 1969 à Coye-la-Forêt en même temps que se développait d'autres sources d'énergie.

Fascicule N°1 des dossiers de La Sylve "Le Margoteur à Coye-la-Forêt"

Fabrication de la corde-tille.
Dès le mois de mai, le travail de la tille reprenait de la vigueur. Au lever du jour, les bûcherons partaient en forêt de Coye et revenaient au coucher du soleil. Ils emportaient leur grosse gamelle, déjeunaient en forêt. Les hommes commençaient par abattre les petits tilleuls après l'enlèvement des autres arbres. On appelait "rocher" ce bouquet de tilles.
Le cordier prenait le meilleur de l'écorce après avoir coupé une partie du pied, qu'on appelait : calcotte. Les écorces vieilles et dures étaient réservées pour faire de la corde pendant l'hiver. Les écorces souples et plus tendres étaient utilisées pour la confection des liens. Après l'ébranchage de la perche de tilleul, le cordier incisait le pied avec un couteau dit "à lien".
Fascicule N°4 des dossiers de La Sylve "Le Cordier à Coye-la-Forêt" par Jean-Marie Delzenne.